« En mémoire d’Adrien … »

Publié par le 15 Août, 2018 dans Blog | 4 commentaires

« En mémoire d’Adrien …  »

Il est de plus en plus insupportable de constater que, pour les médias, un Français de souche mort ne vaut pas un musulman mort !

Le retentissement que peut avoir l’agression d’un étranger – noir ou arabe tout particulièrement – est sans commune mesure avec celui qu’aura une agression contre un Français.

Dans le premier cas on criera au crime raciste et les regards de la presse se tourneront vers l’extrême droite. Dans le second cas, on minimisera les faits, on cachera le patronyme des agresseurs le plus possible.

Cette semaine, dans Valeurs actuelles, l’avocat Gilles-William Goldnadel rapproche deux événements : le meurtre d’Adrien Perez, poignardé à mort pour avoir défendu un couple qui était agressé, et une jeune athlète noire, Daisy Osakue, victime d’un jet d’oeuf et compare leurs traitements médiatiques respectifs :

Le racisme anti-blanc, ça n’existe pas !

En mémoire d’Adrien : quand les médias vous mentent sur un fait divers à Turin et qu’ils se font discrets sur un crime à Grenoble.

Les médias convenus n’aiment guère qu’on les critique : pour un peu, on en deviendrait complotiste. Mais sans voir aucunement de complot, on est bien obligé de trouver la trace de l’idéologie sommaire que l’on ne reconnaît que trop dans l’unanimisme de leurs mensonges et de leurs silences.

La première semaine d’août nous en apporte les preuves les plus caricaturales.

ça ne nous empêche pas de condamner cette agression avec vigueur et de souhaiter à cette jeune athlète noire un rétablissement sans séquelle.

C’est ainsi que l’ensemble de la presse française aura rapporté uniment qu’une jeune athlète noire nommée Daisy Osakue, née à Turin de parents nigérians et qui avait reçu un jet d’œuf sur la cornée avait été victime « d’un attentat raciste ». La palme académique revenant au journal Le Monde qui, se saisissant de l’événement, y voyait dans un éditorial le signe définitif « d’une inquiétante montée du racisme en Italie » en imputant la responsabilité principale au vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur, le détesté par lui, Matteo Salvini. De là à penser, idéologiquement et politiquement, que l’occasion était trop belle pour la presse convenable de régler son compte au détestable, il n’y a qu’un pas qu’il est difficile de ne pas vouloir franchir. Rien n’explique sinon pourquoi la presse se serait saisie avec un si vorace appétit d’une affaire aussi modeste dans laquelle le procureur de Turin, dès le début avait fait montre d’une bien plus grande prudence en faisant observer que d’autres victimes blanches avaient fait l’objet du même type d’agression dans les mêmes moments. Mais on ne fait pas d’omelettes idéologiques sans casser quelques œufs sur la tête du public. C’est dans ces tristes conditions que le 3 août, les Décodeurs du Monde reconnaissaient que l’hypothèse raciste avait perdu grandement de sa consistance.

Simple question, en passant, n’appelle-t-on pas cela un fake, un peu infect ? et celui-ci, une fois encore, n’émane pas d’une télévision russe ou de la fâcheuse sphère, mais de la presse sévère.

Après le mensonger tumulte, la discrétion complice : le samedi soir 28 juillet, un jeune homme, Adrien Perez, fêtait son anniversaire dans une discothèque de Meylan près de Grenoble. À la sortie de l’établissement au petit matin celui-ci prêtait secours à un ami agressé par trois voyous dont deux frères, Younes et Yanis El Habib, et mourait sous leurs couteaux.

La presse convenue a fait profil bien plus bas que pour un lancer d’œuf à l’étranger,

mais le père d’Adrien n’a pu se retenir : « En tuant notre fils, ils ont détruit notre vie, je ne pardonnerai jamais. » Lorsque j’écris que la presse a fait profil bas, je suis trop bon : l’audiovisuel de service public s’est montré comme toujours très idéologique. C’est ainsi que France 3 Rhône-Alpes a voulu retenir que ce père ne voulait pas être catalogué comme « raciste » et ne désirait pas « que les politiques récupèrent cette affaire ».

Raciste ? Tiens ! C’est vrai, pourquoi non ? Si on doit questionner continûment la présence du racisme. Mais aucun danger : on aura fait un tintamarre pour rien à Turin, mais la question sera interdite d’être posée dans l’Isère.

Quant à la « récupération politique », que France 3 se rassure, aucun danger d’émeute, quand bien même le Juge de la Liberté a refusé de suivre les réquisitions du parquet et a laissé libre le troisième suspect, le peuple restera calme. Il ne bouge pas le peuple. Il regarde la télévision, le peuple.

Il n’y a que lorsque ce sont les délinquants qui sont victimes d’accidents du travail, que l’on brûle les édifices, que l’on blesse la police, et que l’on hurle au racisme. Tout de même, entre les marches blanches avec bougies victimaires et les saccages, il devrait désormais exister un juste milieu pour la juste colère. Les marches dignes ne seraient plus forcément silencieuses.

En mémoire d’Adrien.

Gilles-William Goldnadel pour Valeurs actuelles.

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4 Réponses à “« En mémoire d’Adrien … »”

  1. Effectivement quand une personne de couleur se fait agresser les quartiers sont à feu et à sang, les journaleux en font des papiers dithyrambiques tous les quarts d’heure, les politiques se font inviter partout, c’est à celui qui en dira le plus.

    Par contre Adrien ? Qui saura qui est ce jeune courageux qui a perdu la vie ? Malheur à lui ! Il est blanc de peau.

    Je condamne particulièrement ce racisme anti blanc

  2. Adrien a perdu la vie et j’ai une pensée pour ses parents (quoique n’ayant pas compris leur revirement!) et je pense également à Marin qui lui va vivre avec son handicap, et à tous ces gens qui ont eu à subir des agressions pour un téléphone ou un collier, ou simplement être en jupe, assister à un spectacle ou être dans le métro.
    Et j’ai aussi une pensée pour les commerçants ou les simples citoyens condamnés pour s’être défendus!

    • J’ajouterai que 4 personnes ont été poignardées par un afghan dans les rues de Périgueux, 2 ambulanciers et 2 personnes âgées. Il semblerait que ce soit l’œuvre d’un alcoolique en état de demande d’asile, déjà connu des services de police mais casier judiciaire vierge, ouf, on l’a échappé belle !!!
      Allez dire ça aux 4 victimes qui ont assisté au journal de 13h00 de TF1 et qui se sont demandées si elles n’avaient pas fait un cauchemar car « nada » sur Périgueux, seulement des infos sur Londres et Gênes.
      Si seulement l’afghan avait été la victime, le déséquilibré avait été skinhead, proche du RN, on en mangerait à chaque repas.
      Si cela doit servir la fâcheuse sphère, cela relève de l’insignifiant ou de la fake-news, si c’est le contraire, c’est de la plus haute importance ou un premier titre !!!
      Cela se passait à Moscou dans les années 80 et on parlait de propagande mais c’est ce qu’il remonte à la surface chaque fois que l’on craint la réaction d’un peuple, on l’étouffe avant qu’il commence à se plaindre !!!
      La France est tombée bien bas, enfin, ses élites, pas le peuple qui est maleable mais pas trop souple. En effet, tout ceux qui ont voulu abuser du peuple français ont pris un retour de manivelle, ne dit-on pas dans ce pays de se méfier de l’eau qui dort !!!

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