Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il m’est insupportable que Macron puisse laisser sa trace dans cette merveille d’architecture vieille de huit siècles qu’est la cathédrale Notre-Dame de Paris !
Un président qui a autant abimé la France, humilié les Français et compromis leur avenir ne mérite pas de marquer de son empreinte ce témoignage magistral du savoir-faire et de la culture français. Culture que Macron a osé nier dans une déclaration d’une imbécillité crasse.
Macron est passé outre à l’opposition de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture à ce changement des vitraux. J’invite cette commission à tout faire pour démonter soigneusement les vitraux de Viollet-le-Duc et à les stocker de façon à ce qu’un autre président de la République puisse réparer cet outrage fait à notre patrimoine.
Attention : car Macron est tout à fait capable d’ordonner leur destruction !
Voici un article de Boulevard Voltaire qui revient sur ce sinistre projet de Macron :
Vitraux de Notre-Dame de Paris :
chronique d’un patrimoine sacrifié
Malgré les 353.591 signatures recueillies par la pétition « Conservons à Notre-Dame les vitraux de Viollet-le-Duc », malgré les recours engagés devant la Justice administrative, malgré l’opposition unanime de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture, rien n’aura finalement infléchi la décision prise au sommet de l’État. Le souhait du prince président se sera ainsi imposé envers et contre presque tous les avis exprimés par les spécialistes de la conservation du patrimoine et aura fait force de loi.
Ainsi, ce 22 juin 2026 a marqué le début de l’impopulaire dépose de six vitraux conçus sous la direction d’Eugène Viollet-le-Duc et installés en 1865 dans les chapelles du bas-côté sud de la nef de Notre-Dame de Paris. Épargnées par l’incendie du 15 avril 2019 et conservées dans un état jugé satisfaisant par les experts, ces verrières vont ainsi céder leur place à six créations contemporaines réalisées par l’artiste Claire Tabouret et les ateliers Simon Marq de Reims. Il s’agit ici du sacrifice de l’ancien et du vénérable au profit de l’inutile et de l’orgueilleux.
Le chantier de la discorde
Les nouvelles verrières, consacrées au thème de la Pentecôte, seront normalement installées entre octobre et novembre 2026 et deviendront les premiers vitraux du XXIe siècle à entrer dans la cathédrale. Pour leurs défenseurs, Notre-Dame ne saurait demeurer dans un état définitif. Leur créatrice, Claire Tabouret, déclare ainsi que c’est une bonne chose « de rajouter une strate d’histoire à ce bâtiment constitué de mille strates d’histoire et qu’on ne peut pas congeler dans le temps ». Quand il s’agit de contemporanéité, la ville de Paris apporte bien évidemment son soutien en affirmant que « Notre-Dame de Paris n’est pas un monument figé ».
Ces arguments n’ont pourtant pas convaincu une grande partie du monde patrimonial. Les associations « Sites et Monuments » et « SOS Paris » ont multiplié les recours – en vain. Quant à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture, réunie le 11 juillet 2024, puis à nouveau le 12 juin 2025, elle a rappelé au ministère de la Culture son opposition à l’enlèvement de vitraux classés, conservés en bon état et pleinement intégrés à l’architecture de la cathédrale. Un avis purement consultatif, puisque le ministère n’en a pas tenu compte. On peut se poser la question de l’utilité de ces commissions, si elles ne sont pas écoutées.
Ancien et vénérable
Les vitraux déposés ne sont ni des ajouts récents ni des œuvres accessoires. Ils sont le fruit du grand chantier conduit par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, lequel rendit à une Notre-Dame fatiguée par les siècles une cohérence et une magnificence nouvelles. L’architecte travailla naturellement selon les canons néo-gothiques de son époque, plus riches et parfois plus démonstratifs que le gothique des bâtisseurs médiévaux. Pourtant, loin de rompre avec l’âme de l’édifice, il chercha à en prolonger le génie et à s’inscrire dans sa continuité. Ses vitraux participent de cette ambition. À l’inverse, les verrières destinées à les remplacer rompent sans nuance avec cet héritage pluriséculaire.
À cela s’ajoutent également les incohérences des choix opérés : suite à l’incendie de 2019, l’État a fait le choix de reconstruire la flèche exactement selon les plans de Viollet-le-Duc, érigeant son travail en référence absolue de la restauration. Dans le même temps, les verrières, originelles et intactes, pourtant préservées par le feu, sont aujourd’hui retirées pour être remplacées.
Les défenseurs du patrimoine rappellent, enfin, que la Charte de Venise de 1965, texte fondamental de la conservation monumentale, recommande le respect des apports historiques successifs et s’oppose au remplacement d’éléments anciens bien conservés par des créations nouvelles. Le retrait des anciens vitraux créés en 1865 constitue donc une entorse manifeste à ce texte auquel la France adhère notamment via son lien avec l’ICCROM [organisation intergouvernementale qui se consacre à la conservation du patrimoine culturel, NDLR].
Inutile et orgueilleux
La critique du remplacement des vitraux est également une histoire de sens, de coût, de calendrier et de symbole. En effet, au sein même de Notre-Dame, il existe d’autres emplacements possibles pour accueillir ces nouvelles verrières. Julien Lacaze, président de l’association « Sites et Monuments », a ainsi notamment proposé leur installation dans les tours de Notre-Dame, où cela n’aurait pas nécessité la dépose d’éléments historiques.
Le coût du projet nourrit également la contestation. Les nouvelles verrières représentent une dépense d’environ quatre millions d’euros financée par le ministère de la Culture. Une somme conséquente pour remplacer des vitraux en bon état de conservation, alors que partout en France, dans nos campagnes, des églises, des chapelles, des abbayes, des châteaux et bien d’autres monuments historiques attendent désespérément les financements qui permettraient simplement d’assurer leur survie. Cette réalité a été dénoncée par Stéphane Bern qui, en avril dernier, sur le plateau de C à vous, rappelait, avec une certaine irritation, que « la France n’est pas Paris ». Déplorant la concentration des moyens sur la capitale, il ajoutait : « Il y en a marre, il y a aussi des petites églises qui ont mille ans d’histoire […] et on ne trouve pas le dixième, le millième d’euros. »
Enfin, la dimension politique de l’opération est loin d’être anodine. Tous y voient l’expression d’une volonté présidentielle d’Emmanuel Macron de laisser une empreinte personnelle, dans un geste presque despotique et capricieux, dans un contexte de crise, de dette et de fragilisation du patrimoine sur l’ensemble du territoire, et ce, malgré les réserves des experts et les critiques de l’opinion publique. Cependant, « Notre-Dame de Paris n’est pas un monument figé », n’est-ce pas ! Alors, rien n’interdit qu’un jour, les vitraux de Viollet-le-Duc puissent retrouver leur place au sein de la cathédrale, contribuant de nouveau à l’embellir, comme ils l’avaient fait pendant plus d’un siècle.
Eric de Mascureau pour Boulevard Voltaire.




Suivre @ChrisBalboa78
