Les vilains fascistes contre les gentils migrants !
C’est le conte de fée, adoré des progressistes, que propose le Service public de l’audiovisuel, en diffusant la série TV The Best Immigrant, brûlot anti-fasciste.
On peut voir cela comme un aboutissement de tous ces films subventionnés qui se déversent depuis des années sur nos écrans dans une propagande pro-immigration.
Un aboutissement et l’apogée de cette propagande puisque est mis en scène un parti d’extrême droite qui prend le pouvoir en Flandre et se lance dans une remigration fantasmée.
Après la relance de la candidature de Marine Le Pen, et le rebond observé dans les sondages en faveur de cette dernière, cette série proposé par France TV arrive au bon moment, même si on peut douter de son impact sur les Français.
Voici un article de Boulevard Voltaire qui présente cette série TV :
The Best Immigrant, énième tarte à
la crème télévisuelle sur l’extrême droite
En France, ce programme immigrationniste vous est proposé par le service public, cela va de soi !
The Best Immigrant : le premier épisode de la série belge est disponible depuis quelques jours sur le site de France TV. Une histoire de victoire de l’extrême droite en Flandre, où la seule chance de ne pas être expulsé est de remporter la victoire dans un jeu de télé-réalité. Ne vous infligez pas ce pensum, BV l’a visionné pour vous.
« Cette histoire n’est pas basée sur des faits réels. Mais sur une réalité qui se rapproche un peu trop. » Musique d’angoisse. Images sombres. Le parti d’extrême droite VPV remporte les élections. La Flandre fait sécession. « Nous allons expulser tout migrant non européen. Qu’il soit en règle ou pas », explique le nouvel homme fort. Il conclut par ces mots (si jamais on n’avait pas compris) : « La Flandre aux Flamands. »
Des Flamands bêtes et méchants
Sans surprise, lesdits Flamands d’extrême droite sont invariablement laids, hargneux, violents. Toujours sans surprise, les « extra-Européens » sont systématiquement beaux, bienveillants, humanistes (à part un individu, mais allez savoir s’il ne deviendra pas bon dans un prochain épisode, quel rebondissement ce serait). Dans un « centre de déportation », on croise un vieux sage congolais qui est une manière de Morgan Freeman du pauvre, vieux philosophe tellement plus philosophe qu’Aristote et Kant réunis.
Le couple de héros – elle est du Sud-Soudan, lui est Libyen – est prof dans un lycée. Oh, pas un lycée de zone prioritaire, non, un établissement bien bourgeois avec des classes qui semblent refléter une éducation et une sociologie des années quatre-vingt. Avec des extra-Européens propres sur eux et bien élevés. Le seul élève ingrat et sournois – et qui a oublié son livre ! – est un sympathisant d’extrême droite. Comme ils passent bien à l’image, notre couple exogène est repéré par la production de The Best Immigrant, une émission de télé-réalité dont le gagnant empochera un permis de séjour. Le premier épisode est consacré à des questions d’orthographe flamande : combien de N à mayonnaise (attention, il y a un piège), histoire qu’on comprenne bien que tout cela est cruellement dérisoire.
La montée de l’extrême droite, ce chemin battu
Une série « qui dérange », comme dit France TV ? C’est aller un peu vite en besogne. Ce qui dérange, c’est l’accumulation de stéréotypes. Le sujet en est un à lui tout seul. La montée de l’extrême droite, son arrivée au pouvoir, ont déjà inspiré des films, des téléfilms et des séries. Il n’y a qu’à se baisser. Chez nous (2017), Years and Years (2019), Le monde d’hier (sorti juste avant la présidentielle 2022)… Des livres, aussi. Le Bloc (Jérôme Leroy, Série noire), En Pays conquis (Thomas Bronnec, Série noire), La Nuit du second tour (Éric Pessan, Albin Michel)…
On a là un filon éditorial, un lieu commun télévisuel, ce qui n’empêche pas La Croix de dire – nions donc le réel – que « ces fictions se comptent sur les doigts de deux mains », ou Libération de mettre en avant « les difficultés et les obstacles » que les auteurs rencontreraient « pour financer et diffuser un film traitant de l’extrême droite ». Tout cela est d’une telle banalité que Filip Dewinter, grande figure du Vlaams Belang (le parti caricaturé par la série en VPV), a qualifié The Best Immigrant de « propagande multiculturelle classique déguisée en fiction ».
Deux scénaristes pas si courageux
Cette série, on la doit à Cristina Poppe et Raoul Groothuizen. La première se souvient avec horreur que, « après les attentats (islamistes, faut-il le préciser ?), des militaires patrouillaient en permanence dans les rues » et contrôlaient les gens. « En tant que femme blanche et blonde, je n’ai pas été contrôlée, mais… » L’histoire belge devient une blague de blonde.
Quant à Raoul Groothuizen, il a tourné quelques courts-métrages. Hirofumi’s Suitcase : « Un expatrié japonais introverti est impatient de déclarer son amour à son professeur de néerlandais ». Bunda di Rumah met en scène deux frères moluquois dont les points de vue « sur l’assimilation dans la société néerlandaise » sont opposés. Quel conformisme, quel contraste avec le courage d’un Theo van Gogh. L’arrière-petit-neveu du peintre a été assassiné en 2004 par Mohammed Bouyeri, fondamentaliste néerlandais d’origine marocaine qui n’avait pas aimé son film Submission. Theo van Gogh y dénonçait la montée de l’islamisme. D’autres cinéastes préfèrent dénoncer des dangers imaginaires. C’est plus confortable.
Samuel Martin pour Boulevard Voltaire.




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