Le Canada agité par le port du voile islamique

Publié par le 20 Août, 2017 dans Blog | 0 commentaire

Le Canada agité par le port du voile islamique

Quand j’ai créé mon premier blog, en mai 2012, « Je suis stupide, j’ai voté Hollande », je me souviens avoir longtemps hésité à aborder le sujet de l’islam.

J’avais observé sur les réseaux sociaux une extrême sensibilité sur le sujet et l’occasion pour certains de déverser des flots agressifs et pour certains à relents racistes.

Mais petit à petit, sans doute grâce à des intellectuels comme Michel Houellebecq, Alain Finkielkraut et bien sûr Eric Zemmour, mais aussi au refus caractérisé de la gauche et des médias de traiter le sujet, j’ai pris conscience du grave danger qui menace le monde occidental et je suis désormais mobilisé pour défendre, à mon modeste niveau, notre civilisation.

Cette civilisation que, au risque de déclencher la polémique, je considère sans hésitation, comme largement « supérieure » à celle associée à cet islam moyenâgeux que certains nous présentent comme la paix et la lumière … La place des femmes dans ces deux civilisations suffit, à elle seule, à en démontrer les avancées relatives !

Aujourd’hui je vais synthétiser le contenu de trois articles (l’un récent, les autres plus anciens) parus sur le site RT en Français et traitant tous des problèmes posés par l’islam au Canada :

Voiles islamiques au Canada

Crétit photo : Peter Nicholls / Reuters

1 – Le Québec s’apprête à bannir le voile islamique

Le gouvernement libéral québécois a annoncé le 15 août vouloir inscrire dans la loi le principe de neutralité de l’Etat. Une mesure qui, en pratique, interdirait le port du voile islamique dans l’espace public.

Après la fusillade fin janvier dans une mosquée de Québec où un suprémaciste blanc avait abattu six musulmans pendant la prière, le gouvernement de la province de l’est canadien avait suspendu l’examen d’un projet de loi controversé sur les rapports entre l’Etat et la religion. Sans être clairement mentionné, c’est bien le port du voile islamique qui focalise les passions autour du projet de loi qui reviendra à l’automne devant les parlementaires.

En clair, toute personne venant dans une administration, montant à bord d’un autobus ou allant dans une école ou un hôpital devrait être facilement identifiable et avoir le visage libre de tout accessoire vestimentaire. A l’inverse, les employés des services publics auront également obligation de ne pas porter de signes religieux ostentatoires et recevoir les populations avec le visage découvert, selon la ministre. 

Pour Stéphanie Vallée, le projet de loi vise à « établir la neutralité de l’Etat québécois et de ses institutions ». « Le texte parle bien de neutralité et il ne fait pas référence à la laïcité », a-t-elle insisté lors d’une conférence de presse à Québec.

Le sujet est sensible au Canada et plus particulièrement dans cette province où des mouvements d’extrême droite s’élèvent contre l’arrivée d’immigrants avec des flux plus abondants depuis quelques semaines en provenance des Etats-Unis.

Ce texte doit aussi respecter la Charte canadienne des droits et liberté, un document constitutionnel qui garantit la liberté de religion.

2 – La première présentatrice TV voilée suscite de vives réactions au Canada

La première présentatrice TV voilée suscite de vives réactions au Canada

Jamais auparavant une présentatrice n’était intervenue à la télévision canadienne en portant le foulard : c’est désormais chose faite depuis le vendredi 18 novembre. Les réactions, positives comme négatives, n’ont pas tardé.

Vendredi 18 novembre dernier, Ginella Massa est devenue la première présentatrice de télévision canadienne à arborer un foulard lors d’une prise d’antenne en direct sur la chaîne d’information CityNews de Toronto.

Immédiatement après avoir rendu l’antenne, la jeune journaliste de 29 ans a publié un tweet pour se féliciter de cette première, à laquelle elle a tenu à donner un sens symbolique. « C’est dans la boîte ! Ce soir, ce n’est pas un événement seulement pour moi. Je ne crois pas qu’une femme ait jamais présenté les informations en hijab au Canada. Merci CityNews ! », a-t-elle écrit.

Pourtant, dès la diffusion des premières images, la tenue ostentatoire de la journaliste a fait réagir les réseaux sociaux. Certains y ont vu le signe d’un début de mainmise des musulmans sur le pays : « L’islamisation [du Canada] est en marche. »

Ces dernières années, le multiculturalisme, la laïcité et les rapports entre religion musulmane et espace public sont devenus des thèmes politiques récurrents au Canada.

3 – Le Premier ministre Justin Trudeau défend le port du burkini

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau

Source : Reuters

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu ce lundi 22 août les libertés de culte garantissant le droit à porter le burkini, symboles selon lui de « l’acceptation » de l’autre de la société canadienne.

« Au Canada, on devrait être au-delà de la tolérance. Tolérer quelqu’un, c’est accepter qu’il ait le droit d’exister mais à condition qu’il ne vienne pas nous déranger trop, trop, chez nous », a déclaré en conférence de presse le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Interrogé sur la controverse entourant en France le burkini, costume de bain à l’usage des femmes musulmanes dont le port a été interdit sur certaines plages hexagonales, le Premier ministre canadien a appelé au « respect des droits et des choix des individus ».

Dans la foulée de la controverse qui agite la France, où une poignée de mairies de localités côtières ont interdit le burkini, des élus québécois avaient appelé à l’introduction d’une telle mesure au Québec au nom du principe de la laïcité. Une demande balayée par le Premier ministre. 

« Oui, sûrement, il y a des petites controverses ici et là, comme toujours, des conversations que nous allons continuer d’avoir », a Justin Trudeau. Toutefois, a-t-il asséné, « au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance ».

« Au Canada, peut-on parler d’acceptation, d’ouverture, d’amitié, de compréhension ? C’est vers là que nous allons et c’est ce qu’on est en train de vivre tous les jours dans nos communautés diverses et riches, non en dépit, mais à cause de ces différences », a conclu Justin Trudeau.

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