Mégafeux : les écolos contre les forestiers !

Publié par le 29 Juil, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Mégafeux : les écolos contre les forestiers !

Les écolos sont les grands ennemis des agriculteurs, des chasseur, des pompiers et au final … des Français !

L’histoire de l’incendie de la forêt de la Teste-de-Buch, en 2022 illustre les méfaits de ces idéologues qui pratiquent l’écologie, entre eux, dans les salons parisiens, en ayant une connaissance nullissime du terrain.

Un an avant les grands incendies de la Teste-de-Buch et de Landiras, en 2022, les écolos de la Teste s’étaient bruyamment félicités d’avoir obtenu la suspension d’un plan de gestion et de prévention des incendies dans la forêt de la Teste, proposé par la Sécurité civile.

Un an après la forêt usagère de la Teste-de-Buch partait en fumée !

4 ans plus tard, la preuve que l’on a pas tiré les conséquences de cette catastrophe se voit dans les 42 000 hectares partis en fumée et les 220 000 personnes évacuées en Gironde !

C’est ce que rappelle François-Xavier Bellamy :

@fxbellamyCes incendies nous rappellent que protéger la nature, c’est d’abord l’entretenir. Depuis des années, nous combattons les contraintes totalement idéologiques qui ont empêché nos agriculteurs, nos forestiers, nos communes, de prévenir les feux de forêts. La nature n’est pas plus sûre quand l’homme est contraint à l’inaction, mais quand il s’engage pour la préserver.♬ son original – Fx Bellamy

Voici un article très documenté du Figaro qui illustre cette opposition entre écolos parisiens et hommes de terrain :

« Les flammes ne lisent pas le code de l’environnement » :
écologistes contre forestiers,
la bataille idéologique du débroussaillement

Directives européennes, superpositions de normes, arrêtés préfectoraux … Les exploitants forestiers sont très remontés contre cette « réglementation qui paralyse ».

C’est encore un exemple d’empilements de normes, d’injonctions contradictoires et d’embrouillaminis administratifs dont la France a le secret. Pour limiter les feux de forêt, il est nécessaire d’entretenir régulièrement les massifs ; le code forestier l’impose. Mais, pour protéger « l’habitat potentiel » d’espèces protégées, le code de l’environnement contraint fortement ces travaux.

Résultat, déplorent les syndicats forestiers, les incendies ravagent plus vite les forêts. Et, avec elles, la biodiversité que l’on espérait sauver …

Débroussaillement des bordures de zones habitées, des bords de route, récoltes, coupes, retrait des bois morts… « La forêt a besoin d’une intervention active de l’homme pour se renouveler », insiste Fransylva, organisation représentant les 3,5 millions de propriétaires forestiers privés. Or ces derniers se voient mettre de nombreux bâtons dans les roues, comme l’énumère la fédération :

Des discours idéologiques dénigrant la sylviculture et favorisant le harcèlement des forestiers sur le terrain, des politiques publiques à contretemps – comme l’arrêt récent du financement public du renouvellement forestier – et de nombreuses injonctions contradictoires et normes qui empêchent certains travaux forestiers indispensables à la prévention incendie.

L’obligation légale de débroussaillage (OLD), qui s’applique dans certains territoires, impose de nettoyer les terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts, dans un rayon de 50 mètres autour des constructions. « Un rapport du Sénat de 2022 disait que seules 30 % des OLD étaient effectuées, rappelle Anne Dunoyer, vice-présidente de Fransylva :

Peut-être faudrait-il que les gens soient mieux informés, plus sanctionnés ? Il faut sortir de cet état d’esprit de sanctuarisation de la nature. Prendre soin de la nature, ce n’est pas ne rien faire ! Au printemps 2025, un maire a demandé un propriétaire de couper des arbres le long d’une route. Or après une dénonciation, l’Office français de la biodiversité (OFB) est intervenu, car c’était pendant une période de nidification. Mais qu’est-ce qui se serait passé si un arbre était tombé sur une voiture ? Il y a un arbitrage à faire entre la sécurité des personnes et la destruction d’un habitat potentiel d’une espèce protégée qui d’ailleurs n’est pas forcément menacée.

« Annulation du chantier sous la pression des écolos »

Du côté des exploitants forestiers, on est très remonté contre :

cette réglementation qui paralyse. L’interprétation de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, transposant en droit français deux directives européennes (habitats et oiseaux), conduit à assimiler tout chantier forestier à une menace pour la biodiversité du 15 mars au 15 août, indique le Syndicat des exploitants de la filière bois (SEFB). La superposition des normes (Natura 2000, ZNIEFF, espèces protégées…) alourdit encore la charge administrative et contraint les accès à la forêt. Et les arrêtés préfectoraux, pris en cas de forte chaleur ou de tempête, représentent désormais entre 40 et 50 jours d’arrêt de travail par an … 

Comme si cela ne suffisait pas, les forestiers sont aussi acculés par les militants écologistes, qui s’en prennent de plus en plus aux chantiers. En mars dernier, à Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan, un exploitant a dû renoncer à abattre des arbres, alors que l’opération avait été votée en conseil municipal. Le vice-président du SEFB, Samuel Bellée rapporte :

Des opposants ont entravé le fonctionnement des machines de notre adhérent. Le maire a d’abord reporté le chantier, mais, a priori, ce sera une annulation, sous la pression des écolos … Donc cette forêt n’a pas été entretenue.

En 2024, c’est un autre adhérent qui était « pris en faute » par l’OFB :

Marc Driancourt raconte :

En juin, je récoltais une peupleraie à Bucilly (Aisne), dans le respect du code forestier. Sur dénonciation, des agents de l’OFB sont intervenus et ont invoqué la période de nidification, sans pouvoir montrer le moindre nid. J’ai été auditionné deux fois, mais je n’ai jamais reconnu de délit, car j’étais dans mon droit. 

L’exploitant a finalement été relaxé.

« 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés »

« La prévention bute sur cinq verrous », constate, sur X, David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), qui était ce samedi au plus près des incendies, à Pontevès, dans le Var. Il explique :

Le premier d’entre eux est la contradiction de l’État avec lui-même. Le code forestier impose le débroussaillage, le code de l’environnement le limite au nom des espèces protégées. L’arrêté du 29 mars 2024 présumait les débroussaillages conformes non attentatoires à ces espèces, mais le Conseil d’État, le 6 février 2026, a jugé qu’une dérogation reste nécessaire en cas de risque caractérisé. Il faut sécuriser juridiquement les propriétaires et consolider par la loi la présomption de conformité. 

Il poursuit :

Un autre verrou est la sanction inappliquée : 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés, mais l’amende de 50 euros par mètre carré reste théorique. À défaut, l’assurance peut faire ce que la loi n’a pas fait, en conditionnant primes et franchises à la conformité … 

Ancien élu local de Gironde, le viticulteur et sylviculteur Yves d’Amécourt acquiesce : 

Les flammes ne lisent pas le code de l’environnement. Elles se nourrissent de nos renoncements,

assène-t-il dans une tribune sur FigaroVox .

Les professionnels ont souvent le sentiment que l’administration contrôle davantage ceux qui travaillent légalement que ceux qui mettent réellement les forêts en danger. Ils voient l’OFB dresser des procès-verbaux à des exploitants forestiers pour des questions de procédure. Ils comprennent plus difficilement pourquoi les rave-parties organisées illégalement en pleine forêt, malgré les interdictions préfectorales et les risques considérables qu’elles représentent en période estivale, donnent si rarement lieu à une réponse d’une égale fermeté. 

En attendant, dans son exploitation forestière de Loire-Atlantique, Samuel Bellée s’arrache les cheveux. Il résume :

En hiver, les sols sont trop mouillés ; ils ne doivent pas être abîmés par nos lourds engins. À partir de mars, c’est la nidification. Pour faire simple, il ne nous reste que trois mois pour travailler.

Sans compter les arrêtés préfectoraux. Il explique :

Mon entreprise travaille dans 12 départements. Mon travail, hier soir, de 19 à 21 heures, ça a été de consulter les sites de toutes les préfectures concernées, pour savoir si on allait être restreints ou contraints dans les jours prochains. Et, quand on nous impose de ne pas travailler, évidemment on ne reçoit aucune aide. Pas étonnant que la filière soit au bord du gouffre ! Mais s’il n’y a plus d’entreprises demain pour entretenir la forêt, elle sera d’autant plus vulnérable aux risques d’incendie … 

Stéphane Kovacs pour le Figaro.

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