Ce qui est bien avec les progressistes, c’est que leurs comportements et leurs réactions sont des plus prévisibles!
Notamment, en période de crise, ils déploient toute une stratégie pour écarter toute question qui pourrait les gêner.
Prenez le drame de la petite Lola, torturée, violée, puis assassinée par une jeune algérienne sous OQTF.
Le gouvernement et les médias avaient dénoncé les protestations et les questions avancées par la droite !
La bien-pensance a crié à la récupération politique et hurlait qu’on devait à la famille le respect d’une période de recueillement. Attitude hypocrite motivée par l’assurance qu’après quelques jours une autre actualité aurait chassé le drame et qu’elle pourrait ainsi éviter de répondre aux questions gênantes !
Cette honteuse stratégie est de nouveau suivie pour éviter de répondre aux questions sur la responsabilité de la Macronie dans les incendies qui ravagent la Gironde.
C’est ce que rapporte Gabrielle Cluzel dans cet article de Boulevard Voltaire :
« Le temps n’est pas à la polémique »,
dit le gouvernement ? Bien sûr que si !
C’est ici et maintenant, face aux braises encore chaudes, que les comptes doivent être réglés. Sinon, une actualité chassant l’autre, ils ne le seront jamais. Et l’État le sait bien.
Le gouvernement a dégainé l’outil rhétorique habituel pour faire taire la critique.
« Le temps viendra du retour d’expérience, mais on le fera en bon ordre et au bon moment », a déclaré, lundi soir, Emmanuel Macron. « On ne le fait pas en plein milieu de la bataille. » « On doit tous être unis derrière les combattants du feu. » « On reste unis pour gagner la bataille. » L’argument est imparable : quelle sorte d’irresponsable faut-il être pour agir dans le désordre, au mauvais moment, désolidarisés des pompiers, en pagaille afin de perdre la bataille ?
« Je sens que les critiques affluent. Les gens ont le droit d’être en colère et de l’exprimer mais le temps de la polémique n’est pas venu, le feu n’est pas fini », renchérit la préfète, en écho. « On est encore dans l’urgence, ça brûle ici et là. » Malheur à ceux qui osent ne pas avoir le petit doigt sur la couture du pantalon. La préfète leur fait les gros yeux : ils voudraient donc détourner le regard du brasier, démobiliser les pompiers et déconcentrer les Français ?
On connaît la chanson
Bref, taisez-vous. « Le temps viendra du retour d’expérience », mon œil. « Le temps de la polémique n’est pas venu », mais il ne viendra jamais. Nous connaissons tous la chanson, la ficelle est usée. Au moment du Covid-19 : contester les mesures coercitives sanitaires absurdes ? Vous n’y pensiez pas ! Il fallait serrer les rangs, vous ne voyiez donc pas que nous étions en guerre, pas une tête ne devait dépasser, c’est de la santé, de la vie ou de la mort des Français qu’il était question !
Après chaque meurtre atroce : c’est le temps de l’émotion, du recueillement… Bande d’indécents qui venez instrumentaliser, récupérer… « Se servir du cercueil d’une gamine de douze ans comme on se sert d’un marchepied, c’est une honte », avait éructé, après le meurtre de la petite Lola par une Algérienne sous OQTF, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, lors des questions au gouvernement. Par une inversion accusatoire éhontée, le député LR Éric Pauget était passé d’un coup sur le banc des accusés d’avoir dénoncé le laxisme de la politique d’immigration. Sans imagination, Éric Dupond-Moretti recyclera son horrible métaphore pour Lyhanna : interdit, dans ce drame, de souligner la faillite de la Justice.
Outrecuidance et incompétence
On imagine que cette fois, dénoncer l’impéritie du gouvernement revient à piétiner le catafalque des pompiers décédés ? Leur outrecuidance rime avec leur incompétence.
C’est pourtant maintenant, au contraire, qu’il faut en parler, interroger les responsabilités et réclamer des moyens. Car une actualité chassant l’autre, ces sujets passeront bien vite à la trappe et la rentrée sera occupée par d’autres sujets. Ceux qui nous gouvernent le savent parfaitement.
Que des bénévoles admirables – agriculteurs, artisans… – accourent de toutes parts pour aider les pompiers est un signal d’espérance magnifique pour la France mais, en même temps, celui d’une perte de confiance tragique : comme en matière sécuritaire, comme pour l’Éducation nationale (avec les écoles hors contrat), la France bien élevée a compris qu’elle ne pouvait plus compter sur l’État et devait désormais se débrouiller seule, ou presque, en se serrant les coudes.
Le pire des reproches, finalement, c’est celui-là, et il ne vient ni de l’opposition politique, ni des médias, mais des citoyens désabusés.
Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire.




Suivre @ChrisBalboa78

