Pour une fois, les juges s’opposent à Macron. Saluons-les !

Publié par le 26 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Pour une fois, les juges s’opposent à Macron. Saluons-les !

L’Etat de droit est le pare-feu commode derrière lequel se cachent les progressistes de tout poil, Macron en tête !

Macron aura été le président de la Ve République qui aura le plus tordu les institutions pour appliquer sa politique au mépris de la volonté des Français. Son second mandat l’aura vu perdre toutes les élections mais ne jamais rendre les armes à l’opposition de droite majoritaire dans le pays.

Certes, il respecte l’Etat de droit mais en naviguant toujours sur sa bordure. On l’a vu laisser le gouvernement proposer une loi contre l’immigration, laisser le Parlement la voter … puis saisir lui-même le Conseil constitutionnel pour vider la loi de toute sa substance.

Et ce contre la volonté du peuple !

Durant la crise du covid, Macron a pris plusieurs mesures totalement liberticides sans qu’aucun des contre-pouvoirs, médias et justice n’y trouve à redire. Et ceci en toute illégalité car il est interdit d’imposer un vaccin qui n’empêche pas la transmission !

Pire encore, contre la volonté du Parlement, Macron a imposé la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE3) par un simple décret avec un engagement de dépenses de 300 milliards et la multiplication hallucinante des éoliennes notamment maritimes !

Macron aura sans cesse tenté de brider la liberté d’expression, allant même jusqu’à instrumentaliser l’Arcom pour faire fermer C8, la première chaine de la TNT, et surveiller et sanctionner CNews, avant son éventuelle fermeture avant les présidentielles …

Macron a nommé son copain Richard Ferrand au Conseil constitutionnel mais ce dernier s’est quand même opposé à l’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.

C’est ce que rapporte cet article de Causeur signé Ivan Rioufol :

La dérive illibérale de Macron échoue face aux juges

La tentative du président de la République, bloquée pour l’instant par le Conseil constitutionnel, d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de quinze ans, fait partie d’une campagne livrée par l’extrême centre contre la liberté d’expression.

Limiter la liberté d’expression sur le numérique :  l’idée fixe d’Emmanuel Macron et de l’extrême centre. Même les médias labellisés, gardiens des opinions autorisées, cautionnent la dérive illibérale. C’est pourquoi il est heureux que le Conseil constitutionnel, saisi par le PS et LFI, ait censuré la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Même si l’objectif de protéger les enfants et adolescents est évidemment louable, les moyens mis en œuvre portent « une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée » à leur liberté d’expression. Les juges ont également estimé abusif d’imposer à l’ensemble des utilisateurs du Net la justification préalable de leur identité, donc d’un possible fichage. Macron a immédiatement chargé Sébastien Lecornu de « travailler » à « une rédaction juridiquement robuste » de l’interdiction, en rappelant sa « totale détermination » à faire aboutir cette réforme d’ici au printemps 2027. Mais cet entêtement du chef de l’Etat à vouloir maitriser une information aseptisée confirme sa pente liberticide (cf. mon blog du 10 octobre 2018).

En cela le macronisme se rapproche du poutinisme.

Dès les premiers pas du chef de l’Etat, ses députés s’étaient heurtés au Conseil constitutionnel qui avait déjà jugé « disproportionnée », le 8 décembre 2017, une disposition soutenue par la Licra visant à l’inéligibilité pour certains délits d’opinion. Le projet de loi Bergé, qui reprend la contestable proposition Yadan, s’inspire à nouveau de ces bons sentiments pour tenter d’interdire, au prétexte de propos « racistes », les prises de position contre l’immigration de masse, l’islam colonisateur, la frivolité des défenseurs de la « société ouverte », etc.

A lire aussi, du même auteur : Quand le macronisme singe le poutinisme

Cette vigilance du Conseil constitutionnel s’agissant du respect de la liberté de dire s’appliquera-t-elle au cas de Xenia Fedorova, journaliste russe s’exprimant sur CNews, jugée indésirable en France par le gouvernement ? La question n’a pas encore été examinée au fond.

Mais les éléments d’une atteinte au pluralisme des opinions sont là aussi patents.

La paranoïa officielle sur une « ingérence russe », brandie par des candidats en mal d’audience, s’est réduite pour l’instant à des pratiques marginales de bricoleurs. Plus inquiétant est ce rapport du Sénat sur la régulation de l’information dans l’espace numérique, publié début juillet, qui évoque un nouveau délit d’« ingérence intérieure » (expression du sénateur centriste Laurent Lafon). Derrière cette préoccupation saugrenue peut se lire le désir du bloc central d’institutionnaliser en douce une police de la pensée. L’Arcom a franchi le pas en reprochant dernièrement à Franz-Olivier Giesbert, s’exprimant sur CNews, d’avoir dit : « Je n’aimerais pas être juif à Roubaix », estimant à juste titre qu’il serait alors « obligé de partir ». Laurent Nunez a, lui, déploré la circulation sur les réseaux sociaux des images montrant, fin juillet, l’invasion de Ceuta (Espagne) par des dizaines de milliers de migrants, majoritairement repartis depuis. En s’abstenant sur cette loi liberticide retoquée par les juges, le RN n’a pas pris la mesure de la révolution numérique qui fédère pourtant ses soutiens. Cette paresse intellectuelle, qui donne le beau rôle au PS et à LFI, est, pour lui, une alerte.

Ivan Rioufol pour Causeur.

Merci de tweeter cet article :





Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *