C’était le credo du candidat Macron quand il voulait réunir derrière lui « le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite » en rejetant tous les extrêmes.
Il prétendait que le clivage droite-gauche n’existait plus, preuve précoce de son arrogance qui lui faisait croire qu’il allait effacer, en une seule campagne électorale, une fracture datant de la révolution française et perdurant depuis plus de deux siècles.
Au résultat, l‘extrême centre de Macron est minoritaire et les extrêmes se sont renforcés.
Les mandats de Macron risquent de se terminer en apothéose du clivage droite-gauche dans un affrontement RN-LFI au second tour de 2027 ! Bravo, l’artiste !
On vient d’avoir une preuve éclatante de la réalité du clivage gauche-droite avec le vote à l’assemblée de la loi sur l’euthanasie. Une preuve d’autant plus forte que tous les partis avaient laissé libre vote à leurs députés, évitant ainsi toute posture partisane.
Voici le résultat de ce vote dans un graphique figurant en rouge les votes contre la loi :
On voit qu’en classant les partis par pourcentage de votes négatifs, on balaye tout l’éventail politique de droite à gauche, de l’UDR d’Eric Ciotti et le RN à LFI et aux écolos.
S’il était une preuve que Macron est de gauche, elle est donnée par le vote massif des députés Renaissance pour l’euthanasie !
On notera l’aveuglement de la gauche dans cette affaire d’euthanasie et de suicide assisté en constatant que les premières victimes de cette loi seront les Français les plus pauvres qui seront poussés à en finir pour soulager leurs proches tandis que les riches pourront avoir facilement accès aux soins palliatifs.
Mais il y a bien longtemps que la gauche ne se soucie plus des pauvres !
Au moment de terminer cet article, j’apprends que le Sénat a renoncé à examiner une dernière fois la loi avant l’adoption définitive de la loi au Palais Bourbon.
Symboliquement, cet abandon en rase campagne est désastreux comme le sera aussi l’image de Sébastien Lecornu qui s’était élevé contre cette loi, mais qui va offrir le dernier mot à l’Assemblée nationale.
Car peu de Français le savent mais le dernier mot n’est donné à l’Assemblée nationale que si le premier ministre en décide ainsi ! Sébastien Lecornu pourrait très bien laisser continuer la navette parlementaire jusqu’à la présidentielle.
Le premier ministre se renie et permet à Macron d’offrir un dernier cadeau à la gauche !




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