Où est passée la déontologie journalistique ?

Publié par le 3 Avr, 2019 dans Blog | 7 commentaires

Où est passée la déontologie journalistique ?

« Déontologie journalistique », l’oxymore type !

J’aimerais rapprocher deux observations que j’ai pu faire récemment concernant les médias dit « mainstream ».

– La première, lors de deux interviews successives d’Elisabeth Martichou, la journaliste-bobo typique de gauche, lors de la matinale de RTL.

– La seconde sur LCI, dans deux émissions de LCI où sévit le journaliste-bobo de gauche, David Pujadas.

Deux émissions qui démontrent que les journalistes ont perdu le sens de leur métier et qu’ils sont devenus des commentateurs partisans de l’actualité et des thuriféraires zélés de la bien-pensance.

Commençons par Elisabeth Martichou …

Ce n’est pas la première fois que j’épingle cette « journaliste militante » puisque je lui ai déjà consacré 4 articles !

Malhonnêteté intellectuelle ou incompétence ?
Une droite vraiment à droite n’est pas tolérée en France
Le dîner de cons de Jupiter
les dérives « gauchières » d’Elisabeth Martichou

Hier, la journaliste interviewait la tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, Jordan Bardella. Et ce matin, elle recevait François Ruffin à l’occasion de la sortie de son film J’veux du soleil qui sort dans 140 salles dont une sur les Champs-Elysées, ce qui montre, entre parenthèses, toute l’influence qu’a encore la gauche dans le monde de la culture …

On aimerait, quand un journaliste reçoit deux représentants de partis politiques situés aux extrêmes, qu’ils soient traités exactement de la même façon ! Or ce fut loin d’être le cas !

Si dans les deux interviews, des questions critiques sont posées, le ton mis est à l’opposé. Avec la gauche, la conversation est calme, posée. La journaliste laisse parler son interlocuteur. Avec la droite, l’interviewé est sans arrêt interrompu et même invectivé !

Extraits de l’interview de Jordan bardella :

On ne comprend pas ce que vous dîtes ! Répondez aux questions ! Vous faites diversion ! Comprenne qui pourra !

A tel point que Jordan Bardella menace de quitter le plateau :

Vous me laissez parler ou je vais devoir m’en aller de ce plateau ! Très objectivement, ça commence à devenir pénible ! Je ne suis pas venu devant un tribunal médiatique, ce matin ! Soit vous me laissez répondre à vos questions, soit je m’en vais !

Pour ne pas être trop long, je vous laisse comparer le ton des deux interviews : celle de Jordan Bardella et celle de François Ruffin.

Passons à David Pujadas …

Bernard Guetta, journaliste du service publique, est régulièrement invité par David Pujadas dans son émission 24H Pujadas de 18H à 20H. Guetta est un journaliste qui ne cache pas ses opinions de gauche social-démocrate ni La défense d’une Europe fédérale. Jusque là rien à dire !

Il y a quelques jours, on apprend que le même Bernard Guetta est en bonne place sur la liste européenne de la République en marche, dirigée par Nathalie Loiseau. Toujours rien à dire, ou presque … tout cela est d’une cohérence parfaite …

Là où le bat blesse, c’est quand, au lendemain de l’annonce de son entrée dans la liste LaREM, on retrouve le même Bernard Guetta sur le plateau de Pujadas, à la même place et dans le même rôle !

David Pujadas et Bernard Guetta

Cela montre l’arrogance de David Pujadas qui ne craint pas des critiques prévisibles quant au conflit d’intérêt et de déontologie que représentait le maintien de Bernard Guetta au casting de son émission !

Cette extravagance, qui bafoue la déontologie journalistique, a été relevée par Gilles-William Goldnadel dans un article intitulé : De quoi Guetta sur la liste macroniste est-il le nom ? et paru dans Valeurs actuelles.

Extraits :

Mais le scandale habite ailleurs. Bernard Guetta, journaliste a fait très exactement ce que l’idéologie dominant l’audiovisuel de service public attendait de lui. En revanche, si par hypothèse extraordinaire, un chroniqueur de politique étrangère avait dit du bien de Donald Trump, il aurait reçu ses huit jours jours. Je suis l’avocat de Fabrice Lequintrec , celui-ci a été congédié de son poste à France Inter du jour au lendemain pour avoir cité, dans le cadre d’une revue de presse théoriquement plurielle dont il avait la charge, un passage anodin d’un journal de la droite extrême vendu légalement en kiosque. Les procès gagnés par la suite n’ont rien changé à l’abimement de sa carrière.

Je suis l’avocat de Clément Weill-Raynal, chroniqueur judiciaire sur la troisième chaîne de service public. Il a manqué d’un rien que celui-ci se retrouve sur la grève pour avoir révélé au public l’existence du Mur des cons du Syndicat de la Magistrature. Le syndicat CGT des journalistes veillait au grain.

Il suffit de regarder la liste des journalistes employés du service public qui ont franchi le Rubicon politique pour se persuader de leur tropisme idéologique : Maurice Séveno, Noël Mamère, Jean-Marie Cavada, François Rufin (collaborateur du très gaucher Daniel Mermet), Claude Sérillon, et à présent Bernard Guetta. Si d’aventure le successeur de ce dernier dans la même chronique étrangère s’aventurait en politique, il ne risque pas de s’inscrire aux Républicains : Pierre Haski est le fondateur de Rue89 lié à l’Obs et je ne me lasse pas de rappeler que celui-ci a reconnu sur France Culture avoir touché de l’argent de Soros (j’espère qu’on ne me taxera pas d’antisémite) pour surveiller le Net.

Et sa conclusion :

L’honnête neutralité du service public de l’audiovisuel est une chimère, son pluralisme un gag , et les usagers contribuables comme l’opposition politique passive, des gogos.

Gilles-William Goldnadel pour Valeurs Actuelles.

Beaucoup de choses me hérissent dans les pays anglo-saxons, mais j’envie beaucoup leurs journalistes, dont beaucoup n’ont pas oublié ce qu’est la déontologie et tout simplement l’éthique.






7 Réponses à “Où est passée la déontologie journalistique ?”

  1. Richard Mauden dit:

    L’arrogance de David Pujadas ne date pas d’hier. Il avait déjà fait une Fake News sur la 2 pour faire le malin de petite taille et son chef Mazerolle a été viré lequel se retrouve sur LCI comme par hasard.
    Parler de déontologie pour les journalistes, c’est comme parler du célibat des prêtres ou de l’honnêteté des socialistes corrompus.

  2. Ces tendances existaient deja depuis 1995, et meme avant, elles sont simplement plus visibles aujourtd’hui.

    Dans les medias, l’honneteté, n’est pas un bon critere pour qui veux devenir « journaliste », il ne fait pas bon d’avoir aussi de la deontologie, tous ces journalistes, ont ete vers 1995 deplacés a des horaires impossible, puis eliminés de ces postes.

    Un « bon » journaliste doit etre avant tout un zozo de goche, et si possible con comme un balai, concernant sa « vision » politique, avec de plus, aucune forme réelle d’honneté, seulement juste un semblant suffisant d’honneteté pour tromper les telespectateurs.

  3. Il ne faudra pas oublier de decompter du temps de parole pour les européennes le temps de guetta!!!

  4. C’est tellement une habitude que je ne suis plus surpris, alors je me contente d’observer la prestation de celui qui se trouve dans la fosse aux lions et le petit Jordan a été très bon face à celle qui a partagé la vie d’un chantre du hollandisme obsédé par la brillance de ses chaussures.

    • HA HA HA !!!!!!!!!!

      Dés que je l’entends, je coupe le poste!
      rut,même chose……..qui pose la question et donne la réponse qu’elle attend de l’invité qui n’est pas de son camp ou de son clan. Comme martichou, le tout petit et sa tronche de guenon et les autres! Je ne les supporte plus.
      Je ne vous parle pas des journaleux de BFM qui appliquent la même méthode de couper sans cesse la parole de l’intervenant en lui posant une autre question ou alors on une liaison radio en province pour lui couper le sifflet!

      Il y a trop de connivence et peut être de collusion entre les journaleux les politiques les lobbies, les femmes et les hommes!
      Par exemple, Le diner du Siècle, pourquoi baisent ils tous la tête lorsqu’ils s’y rendent pour ne pas être filmés et donc reconnus? C’est parce qu’il y a des choses à cacher!
      Le Groupe Bilderberg, les Young Leaders même chose!

      Quelques journalistes ou essayistes semblent ou ont une indépendance d’esprit et d’analyse. Mais ils en prennent plein la tête ou sont virés.

      Souvenez vous Mitterrand et sa fille!
      Quand hier et aujourd’hui, des révélations sont faites, c’est qu’il y a une bonne raison pour un camp ou un autre.
      Ce qui doit être tu l’est et le reste.

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